Le retour sur la toile

Publié le 19 mai 2013 par Lancelot SIX.
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Après un certain temps (pour ne pas dire un temps certain) d’absence, me voici de retour sur la toile. A cette occasion, je vous propose de découvrir un documentaire diffusé cette semaine sur Arte. Bien sur, vous vous doutez bien que je ne l’ai pas regardé à la télévision (n’en ayant pas), mais sur internet étant donné qu’il est disponible en re-diffusion pour 7 jours ici.

Ce documentaire, intitulé “Une contre histoire de l’internet” se montre intéressant. Il reprend les origines d’internet, sa construction et ses usages pour finalement poser la question de sa régulation.

Pour résumer rapidement la thèse développée, je vais utiliser un extrait de l’interview de Marie Françoise Marais, directrice de l’actuelle HADOPI : «Que l’échange de fichiers se fasse, je pense que c’est une possibilité. Mais qu’il se fasse d’une façon qui préserve tout ce qui est droit d’auteur, de tous les internautes, heu non pas des internautes, de tous ceux qui participent à l’industrie.».

Autrement dit, les internautes n’ont même pas le statut «gratifiant» donné aux consommateurs (le client devant être roi), et ne devraient disposer d’aucun droit particulier. Ils sont au mieux bons à faire les gentils téléspectateurs avachis dans leur canapé.

Signalons que cette vision selon laquelle internet n’est rien de plus que de la télévision pseudo interactive est tout à fait au goût du jour. Le rapport Lescure remis cette semaine en grande pompe au président propose ni plus ni moins que d’ajouter une mission au CSA : celle de surveiller internet (en reprenant les attributions de l’actuel Hadopi). Internet serait donc mis sur un pied d’égalité avec la télévision, schéma vertical où une infime minorité assène la bonne parole à tous les consommateurs.

Heureusement, bon nombre d’autres intervenants du documentaire ont une position bien différente. Internet est un espace d’expression, et la liberté de tout un chacun d’apporter sa pierre à l’édifice, de s’exprimer est une nécessité absolue.

Malheureusement, nos décideurs pensent plutôt comme Mme Marais plutôt que comme les autres intervenants, pourtant tous des piliers d’internet…